Nom de l’auteur/autrice :Marianne Dekeyser

Futur intérieur

Futur intérieur Réinventer 19 octobre 2023 Plus que jamais, le futur est conjugué à toutes les projections : alarmistes, attentistes, activistes, régénératrices. Dans tous les cas, nous restons bloqués dans notre ancien modèle « d’accompagner au changement », ce postulat semble acquis « il faut accompagner au changement car personne n’aime changer ». La panoplie réflexive classique vient conforter cette démarche « trouvez vos biais, vos freins » et la solution cherra ! Rien ne se passe ou peu ou trop lentement car nous restons dans le monde du problème, d’un écosystème qui nous dépasse avec des questions à faible intention. Aujourd’hui, nous devons imaginer des stratégies « Fast & Conscious » pour paraphraser un célèbre film dont le titre résume bien la croissance débridée que nous avons connue. Nous n’avons pas le temps et les petits pas doivent se transformer en audaces pleinement respectueuses des Hommes et de la Planète. Penser Grand et Oser Grand n’est plus une option. Sans futur intérieur pas de futur commun enthousiasmant. La régénération ou l’art de donner plus que l’on ne prend commence par régénérer toutes nos vieilles façons de penser car nous continuons à faire du marketing…plus responsable, à faire de la consommation…plus sobre, à faire tout avec…du moins. Si calculer devient clé, tout comme apprendre à soustraire plutôt que d’ajouter (des normes, des règles…), prendre de l’altitude aussi. Paul Watzlawick, pourfendeur de l’approche Orientée Solutions, reste éminemment pertinent aujourd’hui : sortir du monde des problèmes (surtout quand ils sont complexes et écosystémiques) pour aller vers les solutions. Il ne s’agit pas d’être dans le déni des problèmes mais de formuler différemment les questions pour inviter chacun à prendre sa part de responsabilité et son élan créateur pour être joyeusement à la hauteur des Défis à relever. Il est temps de changer de questions et d’altitude : Questions d’hier Question d’aujourd’hui Comment créer un monde plus responsable ? Quel monde merveilleux (vibrant et vivant) pouvons-nous réinventer ? Pourquoi nous existons ?  Qu’est-ce qui change dans le monde parce que notre organisation existe ? Quelle est notre empreinte carbone ? Quels sont nos KCIs (Key Conscious Indicators) ? Comment accompagner au changement ? Comment régénérer les façons de penser ? L’économie régénérative ou régénératrice nous pose un défi créateur : comment donner plus que l’on ne reçoit tout en étant économiquement viable et respectueux du bien-être de chacun ? Impossible ! Rendez-vous jeudi prochain pour passer de l’autre côté du miroir, là où tout est inversé, et repenser le futur avec une nouvelle boussole éthique, magique et stratégique pour créer demain en Beau, Bon, Juste et Utile ! Ce sera l’opportunité de découvrir l’une des principales variations imaginatives de la nouvelle grammaire stratégique Wonderloop©, le « penser Merveilleux, 4 métavaleurs pour être à la hauteur » et vous réinventer par temps incertains. 2023 ©wonderloop Marianne Dekeyser est depuis plus de 20 ans au service du « penser et faire autrement » conférences, workshops stratégiques et formations avec des Comités de Direction et managers. Son constat ? Il faut aller au-delà du penser autrement et faire autrement » si nous voulons créer un monde radicalement positif et enthousiasmant pour tous.Quand tous les imaginaires et les business modèles liés sont à réinventer, Wonderloop© est la méthode stratégique radicalement différente pour réinventer demain sans penser comme hier : de la page blanche jusqu’au business modèle régénérateur. Tous les workshops sont coanimés avec des complices-experts ! Pour plonger dans les wonderloops (conférences imagination stratégique, workshops…), suivez le lapin blanc 🐇  

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Sommes-nous tous devenus des Lapins Blancs ?

Sommes-nous tous devenus des lapins blancs ? Réinventer 11 septembre 2023 Dernière carte postale stratégique, comme on n’a plus le temps on plonge directement dans la Rentrée ! Comme le Lapin Blanc d’Alice au Pays des Merveilles, nous restons pris dans une course effrénée contre la montre. Puisqu’aujourd’hui nous cherchons ceux qui avaient raison avant les autres, Lewis Carroll avait plus qu’une vision prophétique de notre époque, où nous sommes tous obsédés par le temps et constamment en retard. Mais est-ce que nos montres mesurent réellement le temps, ou symbolisent-elles simplement notre besoin incessant de bouger pour éviter le vide ou l’obsolescence ? Si le Lapin Blanc incarne la manière dont le temps nous entraîne dans une course folle avec ses rythmes effrénés, ses échéances souvent insensées, le Chapelier fou, autre personnage haut en couleur du conte, déclare que le temps s’est cassé « il est toujours 6 heures ». Il tente malgré tout de réparer sa montre avec du beurre. Absurde ! Aussi absurde que les injonctions à prendre son temps quand tout le monde court. La question de savoir si le temps existe vraiment (bienvenue dans le monde quantique), s’il faut plutôt parler de durée ou d’instant nous fait tourner en rond autour de l’espérance de battre le temps. La Reine Rouge, toujours dans l’œuvre de Lewis Carroll, aime les solutions simples et surtout elle aime qu’on pense comme elle : elle veut ainsi couper la tête de tous ceux qui « massacrent le temps ». Odile Bernard-Desoria pense que le temps est absolument « imbattable ». Quoi que nous fassions, le temps reste inchangé. Peut-être la seule chose qui puisse changer est notre rapport personnel au temps. « Que nous le calculions, que nous l’expliquions, que nous le perdions, que nous le gagnions, que nous essayons de le comprendre comme Alice, rien ne change pour le temps. » « Alice : Combien de temps dure une éternité ?Le Lapin Blanc : Parfois, juste une seconde. »Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles 1865 La seule chose qui puisse peut-être changée, c’est notre relation au temps et comment habiter le temps. Une idée déjà rebattue cent fois, si ce n’est qu’aujourd’hui nous savons qu’habiter le Temps, c’est habiter la Terre.  Passons de l’autre côté du miroir pour renverser nos questions : combien d’entre nous peuvent vraiment dire qu’une gestion efficace du temps est LE moyen de réaliser de grandes choses ? Et des grandes choses nous attendent si nous osons prendre notre élan créateur. C’est notre invitation de Rentrée, l’élan créateur ! Le nivellement par le haut ! Merveilleux ! sera notre nouveau rendez-vous stratégique pour wonderlooper* un certain nombre d’idées stratégiques actuelles et des angles morts associés.* wonderlooper = prendre son élan créateur, élargir ses horizons des possibles et des impossibles, atterrir où vous aurez trouvez votre résonance et pertinence radicalement positive. Les formats multiples, thèmes et accessibilité seront disponibles le 21 septembre. Pour vous mettre l’eau à la bouche, nos deux ateliers de Rentrée pour des stratégies « incarnées » et réinventées : Passer de l’adaptation à l’adaptabilité (2 ou 3 jours en équipe)#Surferl’incertain #FaireCorpsCommun #RaisonEtre ReGenius notre Escape Game pour débusquer vos routineuses de la pensée stratégique et managériale et ouvrir les portes des Grandes Idées#MadSkills #Play #IdéesNeuves+ Bien sûr notre premier Escape Game sera dédié au Temps !  On ne va pas se quitter sans poème  Qu’il vienne, qu’il vienne,Le temps dont on s’éprenne.J’ai tant fait patienceQu’à jamais j’oublie.Craintes et souffrancesAux cieux sont parties.Et la soif malsaineObscurcit mes veines.Qu’il vienne, qu’il vienne,Le temps dont on s’éprenne.Telle la prairieA l’oubli livrée,Grandie, et fleurieD’encens et d’ivraies,Au bourdon faroucheDes sales mouches.Qu’il vienne, qu’il vienne,Le temps dont on s’éprenne.​​​​​​​Arthur Rimbaud, extrait d’Une saison en enfers. Pour celles et ceux qui ne sont toujours pas convaincus que poésie rime avec rigueur, nous vous invitons à perdre 30 minutes de votre temps pour écouter l’ex avocat Mathieu Simonet sur la fin des nuages. A la question « Qui a volé mon nuage ? » Simonet répond par une enquête poétique, scientifique et juridique passionnante !       2023 ©wonderloop Marianne Dekeyser est depuis plus de 20 ans au service du « penser et faire autrement » conférences, workshops stratégiques et formations avec des Comités de Direction et managers. Son constat ? Il faut aller au-delà du penser autrement et faire autrement » si nous voulons créer un monde radicalement positif et enthousiasmant pour tous.Quand tous les imaginaires et les business modèles liés sont à réinventer, Wonderloop© est la méthode stratégique radicalement différente pour réinventer demain sans penser comme hier : de la page blanche jusqu’au business modèle régénérateur. Tous les workshops sont coanimés avec des complices-experts ! 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3 joyeux courts-circuits de rentrée

3 joyeux courts-circuits de rentrée Formule magique, L'inattendu 30 août 2023 Cette huitième (et avant dernière) carte stratégique estivale ne donne pas de recettes de Rentrée, elle vous invite aux joyeux courts-circuits et à sortir de la moyenne ! Ce titre de billet s’inspire bien sûr du dernier livre d’Etienne Klein « courts-circuits ». Dans cet opus, l’auteur-scientifique-philosophe invite à renverser notre logique de tout compartimenter, « d’atomiser la vie des idées en petites spécialités étiquetées bien comme il faut pour […] plutôt provoquer des courts-circuits au petit bonheur la chance et, si possible, des étincelles. » L’un des courts-circuits introduit par l’auteur et, qu’il me semble urgent de partager, c’est celui de la joie. Citant le philosophe Clément Rosset pour lequel « la joie est une force majeure », ni remède, ni échappatoire : prendre plaisir au réel tout entier sans en masquer aucun aspect, aussi effroyable soit-il ». Mais comment trouver des ouvertures enthousiasmantes quand tout semble contraint et fermé ? Court-circuitons ! Définition Court-circuit : Contact entre deux conducteurs d’un circuit électrique entraînant le passage direct du courant d’un conducteur à l’autre au lieu du circuit normal, une augmentation de l’intensité du courant et une élévation dangereuse de la température des conducteurs; p. méton., rupture de courant provoquée par ce contact. Au figuré : Voie beaucoup plus courte que la normale. La nouvelle s’est communiquée, en court-circuit, d’un bout à l’autre du village (R. MARTIN DU G., Vieille Fr.,1933, p. 1079).  Source Dictionnaire CNRTL Nous pourrions nous interroger sur le concept de « la normale » dans un monde où les logiques doivent être renversées ou réinventées mais gardons cette interrogation pour la conclusion. Nous, les courts-circuits cognitifs, ça fait plus de quinze ans que nous les pratiquons…joyeusement avec différents types d’activités parce qu’ils servent à percuter joyeusement nos routineuses de la pensée (= nos représentations des possibles et des impossibles). Les joyeux courts-circuits cognitifs agissent en effet comme une baquette magique : ils ouvrent presque systématiquement les portes des fameux « inconnus/inconnus » : ce qu’on n’avait pas pensé, là où on n’aurait pas regardé et qui s’avère des espaces de possibilités encore non explorés. A l’instar des grands Explorateurs qui partaient repousser les limites des cartes et de notre vision du monde, les « inconnus/inconnus » sont les territoires où l’exploration se mêle à l’incertitude mais c’est aussi le lieu où les horizons s’élargissent, où les visions audacieuses prennent forme et où l’enthousiasme pour l’avenir trouve sa source. Il est temps de partager quelques exemples… Expliquer ce qu’est un business modèle régénérateur Pour toutes celles et ceux qui cherchent à expliquer simplement ce qu’est un business modèle régénérateur (cela fait pas mal de personnes en ce moment) sans repasser par le discours logique classique (que j’ai moi-même suivi quelque temps sans joie véritable) :  je parle des limites planétaires, des rapports du GIEC  j’explique les nuances de durabilité (extraction, contribution, régénération)  je donne quelques exemples Si vous vous intéressez à la régénération (qu’elle soit biologique, socio-écologique…) et que vous avez lu le dernier livre de Muriel Macé : RESPIRE, vous saurez comment renverser votre façon d’aborder cette thématique stratégique-clé, de façon transdisciplinaire, en touchant les personnes dans ce qu’elles connaissent déjà : leur respiration. Sans souscrire à tous les partis pris de Muriel Macé, le livre fournit une belle introduction à la systémie, aux environnements complexes, à la notion d’intrants, d’extrants, d’indisponibilité des ressources (cf. Hartmut Rosa), de flux, d’écocycles, de risques mais aussi de tempo et de trouver un souffle commun. Pourquoi est-ce un court-circuit ? Pour l’expliquer, il faut revenir à l’un des concepts-clés de la curiosité développé par Georges Loewenstein en 1994, « la théorie de l’écart informationnel » ou pour le dire autrement « la perception d’un différentiel de connaissance ». Cette théorie prédit qu’un individu sera d’autant plus curieux s’il ressent son ignorance(mais pas trop) car il doit penser pouvoir remédier à son manque de connaissance. Paradoxalement, la curiosité dépend de ce que nous connaissons déjà et elle est activée par le juste niveau de complexité et d’ambiguïté. Pour cela, il faut que le manque d’informations soit clairement perceptible par l’individu pour que celui-ci puisse s’en inquiéter. Le problème devient donc d’identifier le seuil minimal d’incertitude qui amènerait à l’exploration. Introduire le principe des modèles régénérateurs agit comme un court-circuit, « une voie plus courte que la normale » qui percute l’idée reçue que le sujet est forcément complexe, tout en vous faisant prendre conscience de ce que vous ne saviez pas. L’humour comme court-circuit relationnel Faire de l’humour devient un exercice périlleux. L’humour incarne néanmoins l’archétype du court-circuit : vous attendiez une histoire qui se déroule logiquement et d’un seul coup, un pas de travers, une langue qui fourche et c’est le rire. Le rire surgit dans l’inattendu, l’ironie, ou via une perspective inédite sur une situation donnée. Quand quelque chose vous fait rire, c’est comme si votre esprit était pris au dépourvu, entraînant une rupture momentanée dans les schémas de pensée habituels. C’est une sorte de court-circuit qui perturbe temporairement le flux normal de vos idées et de votre perception. Nous avons tous fait l’expérience de nous retrouver avec des personnes que nous ne connaissions pas et avons pu constater que le fait d’éclater de rire nous rapprochait immédiatement. Peut-on avoir de l’humour et être engagé ? La preuve par l’exemple avec la marque bien connue « Les 2 Vaches » ? Et bien sûr l’incontournable Voutch qui sait si bien croquer nos non-sens organisationnels. La sérendipité et non la résilience pour court-circuiter l’incertitude Comment court-circuiter joyeusement l’incertitude, notre « nouvelle normale » ? La réponse attendue serait « la résilience » mais cela n’a rien de joyeux et cela n’est plus suffisant (si tant est que nous soyons d’accord sur sa définition). Retenons la définition actuelle : la sérendipité organisationnelle nous offre un court-circuit et un éclairage plus durable. Reprécisons brièvement ce qu’est la sérendipité : l’art de trouver ce que l’on ne cherchait pas et qui s’avère utile. Le plus fascinant dans ce concept tient au fait que tout le monde sait que la sérendipité est la face immergée de toutes les grandes idées, comment nous les découvrons, les explorons et plus largement comment nous

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Les 4 méditations stratégiques du lichen

les 4 méditations stratégiques du lichen Imagination Créatrice, Réinventer 23 août 2023 Cette septième carte stratégique estivale aurait pu s’appeler « Moi Lichen, Moche et Merveilleux » ! Mais démarrons sérieusement : Et si le lichen était au cœur de nos questions les plus pressantes et les plus urgentes ?  Le mot « lien » se trouve dans le mot lichen. C’est le premier tour de force captivant de « Lichens », le livre de Vincent Zonca, qui nous embarque à la découverte de ce micro-organisme, hors des sentiers attendus : celui d’une analyse purement biologique. Au-delà de la simple curiosité biologique, l’auteur relie les points en traversant et transcendant les frontières de la biologie, de l’écologie, de la poésie, de l’art, de la philosophie pour nous aider à avoir les idées plus larges, l’œil plus attentionné, l’imagination réveillée. Le lichen nous invite à un véritable décentrement du regard, un passage « de l’autre côté du miroir » pour découvrir une manière radicalement différente de voir les choses : d’une clé d’entrée par le minuscule, Zonca nous interroge avec enthousiasme sur notre capacité à être à la hauteur du monde qui nous entoure tout en renversant certains de nos présupposés. Vous fermez le livre et courez vous émerveiller du tronc d’arbre rempli de lichens que vous n’aviez jamais vu auparavant et qui, pourtant, était déjà là depuis bien longtemps. Les lichens ont-ils des leçons à nous donner (que nous retiendrons ou pas), nous préférons l’idée de « méditations » comme invitation à la réflexion. Pourquoi le lichen n’est-il pas une énième inspiration du Vivant ? Comme le décrit Zonca, le lichen est moche et inutile « Il n’a pas de fonction populaire ni de valeur sur le marché. On ne le mange pas, on ne l’utilise pas, on ne le vend pas : donc on ne le voit pas. Eclipse presque totale sauf pour quelques initiés. À la fois familier, le lichen est ce qui persiste quand presque toute trace de vie a disparu : il devient visible dans l’adversité. Il ne créé pas spontanément l’empathie. » Après tout, les lichens ne constituent que huit pour cent de la végétation de la surface terrestre de la planète, pourquoi s’y intéresser ? Le lichen serait donc Moche et pourtant Merveilleux à la fois, doté de supers pouvoirs face aux contraintes ultimes, à sa façon unique d’habiter le monde par deux, à son savoir « vivre-ensemble », à sa capacité d’être à la fois signal vital et support de vie et, enfin, d’être une beauté qui inspire plus que nous pourrions le penser nos imaginaires. Plongeons dans le monde merveilleux et mystérieux du lichen, où chaque nuance de vert est un rappel des principes du Vivant et une opportunité de repenser la façon dont nous abordons la stratégie et notre relation aux grands défis actuels. Il est à noter que l’analogie peut être quelque peu anthropomorphique mais, selon les dernières recherches sur cette façon d’aborder le Vivant, il semblerait que ce soit une piste à garder pour inspiration. 1ère méditation : Se relier par la symbiose et la coopération (altruisme et générosité) Le moteur de la vie c’est le lien qui nous forme et nous transforme. La singularité du lichen, un « hybride », nous interroge immédiatement sur notre qualité relationnelle. Mi-algue et mi-champignon, les lichens sont le résultat d’une association entre deux organismes qui deviennent « partenaires », un champignon et une algue, pour ne former qu’un organisme « hybridé » : le lichen. Chacun des organismes-partenaires apportent à l’autre, dans une relation de coexistence étroite, ce qu’il n’a pas : le champignon (mycobionte) apporte le support (fixation et croissance), l’eau et les minéraux à l’algue ; l’algue (photobionte) apporte une partie des sucres au champignon grâce à la photosynthèse. C’est ce qu’on appelle la relation de symbiose ou le partenariat de réciprocité à haute valeur partagée. Néanmoins, dans cette association de bienfaiteurs, chacun a son rôle…interdépendant. Cette coopération de réciprocité étonnante, la symbiose, leur permet en effet de partager des ressources et d’optimiser le « vivre ensemble » (étymologie du mot symbiose) tout en augmentant les capacités de l’ensemble formé et en favorisant la stabilisation des sols. À y regarder de plus près, le monde est rempli de ce grand équilibre symbiotique à haute valeur partagée : le corail ne peut vivre sans de petites algues, le poisson-clown sans anémone et les humains ont besoin de bactéries intestinales (les « microbiotes »). Sa « solidarité » joue aussi à l’extérieur dans sa capacité à soutenir la vie et à « offrir refuge » à certaines espèces vulnérables. Le lichen s’installe là où d’autres plantes luttent pour survivre, sur des surfaces difficiles et inhospitalières : on les retrouve ainsi sur des surfaces rocheuses, des écorces d’arbres, du plastique et d’autres substrats compacts, contribuant ainsi à la création de sols, à la fixation de nutriments et préparant le terrain pour d’autres plantes. De plus, en capturant l’humidité de l’air et en la transformant en eau utilisable, le lichen offre une source vitale d’hydratation à diverses créatures, des petits insectes aux grands mammifères. Quelques questions stratégiques « à la volée » : Qui sont vos partenaires symbiotiques aujourd’hui et demain pour construire un avenir commun ? Comment pouvez-vous créer des alliances symbiotiques entre des secteurs apparemment distincts pour générer des solutions plus holistiques et durables ? Plus largement quelles compétences variées et complémentaires associer pour une stratégie unique et durable ? Quel principe de dualité créatrice inventer ? « Nous sommes tous des lichens » affirmait le biologiste américain Scott Gilbert qui voulait mettre en évidence la relation symbiotique de l’Homme à son environnement : quelles nouvelles coexistences mutuellement bénéfiques pouvons-nous imaginer ? Comment pourrions-nous redéfinir notre modèle d’entreprise de manière à ce qu’il co-évolue avec nos clients au fil du temps, comme une relation symbiotique, plutôt que de simplement répondre à leurs besoins actuels ? Qu’est-ce que cela changerait de développer une relation plus symbiotique avec le futur, avec la page blanche ? Où est le bon dans votre organisation (altruisme ? générosité ? solidarité ?…) 2ème méditation : être utile Puis vient l’utilité du lichen : une clé de lecture que nous privilégions aujourd’hui avec le risque, néanmoins, d’oublier d’autres dimensions essentielles. Le lichen est à la fois lanceur d’alerte, ingrédient magique et

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42, la réponse à toutes nos questions ?

42, la réponse à toutes nos questions ? Formule magique, L'inattendu 24 juillet 2023 Pour cette sixième carte stratégique estivale, nous nous intéressons à l’énigmatique nombre « 42 », devenu un symbole universel de la recherche de sens et de réponses profondes : quel est le sens de la vie ? Il incarne notre quête (dans tous les domaines) de la réponse ultime, parfaite, incontestable. Mais pourquoi « 42 » ? Dans le livre de Douglas Adams, le Guide du Voyageur Galactique (abrégé en anglais par l’acronyme H2G2 The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy, 1979) , un super-ordinateur géant nommé « Pensée Profonde » est en effet chargé de déterminer le sens de la vie. Après des millions d’années de calculs, la réponse finale qui en ressort est… 42 ! Cette apparente absurdité laisse les personnages perplexes, et les lecteurs se demandent si le sens de la vie peut vraiment être réduit à un simple nombre. Cependant, cette histoire (connue de tous les développeurs) nous pousse à réfléchir sur la nature de nos quêtes existentielles, surtout dans un contexte où tous les imaginaires et les business modèles liés sont à réinventer. Bien que la réponse 42 puisse sembler absurde, elle soulève des questions fondamentales sur la façon dont nous recherchons le sens et le trouvons : une combinaison de « logique » et « magique ». C’est ce que démontre le calcul opéré par la machine « Pensée Profonde ». (NDLR : pour celles et ceux qui resteraient sur leur « faim », nous recommandons la lecture d’un neuroscientifique pour approfondir un peu plus nos propos « le cinéma intérieur » de Lionel Naccache). Pouvons-nous aujourd’hui encore chercher une réponse unique, 42, à toutes nos questions ?  Par temps incertains, il serait judicieux de formuler autrement la question et de la renverser : « De quelles questions avons-nous besoin pour trouver une réponse non pas ultime, parfaite mais audacieuse et enthousiasmante ? » En terrains mouvants, les réponses linéaires d’hier sont vite dépassées ; comme nous invite à le faire le poète Rilke « il nous faut apprendre à vivre avec les questions avant de trouver les nouvelles réponses. » Alors renversons quelques questions ! Plutôt que de nous demander « Comment être plus responsables » ? Demandons-nous « Comment être (joyeusement) à la hauteur ? » et de « façon magique » vous basculerez des fameux KPIs quantitatifs (Key performance Indicators) aux KCCIs (Key Conscious Creators Indicators). Plutôt que de nous demander « Comment rendre nos clients écoresponsables ?Demandons-nous « Qu’est-ce que j’ai en commun avec nos clients que je n’ai pas su reconnaître auparavant ? » vous découvrirez les « 4 enjeux de vie » pour les faire grandir et grandir avec eux : ceux qui veulent devenir, ceux qui veulent partager, ceux qui veulent transmettre, ceux qui veulent s’engager. Plutôt que de nous demander « Qu’est-ce qui me reliait au Vivant et qui a disparu ? ou Qu’est-ce qu’il me manque aujourd’hui pour me relier au Vivant ? »Demandons-nous plutôt « Quel est le lien merveilleux que nous devons (re)créer ? Etc… Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas que de sémantique : les questions tristes et purement logiques ne peuvent pas nous aider pour demain. C’est la proposition de Futerra pour aborder les 17 Objectifs de Développement Durable pour réveiller notre imagination et nos ambitions avec ses « Awesome Anthropocene Goals ».  Paradoxalement, quand tout change constamment, nous devons d’abord lâcher prise sur les réponses précises pour requestionner… nos questions, tout en regardant avec plus d’attention le processus de recherche lui-même : c’est là que la sérendipité entre, littéralement, en jeu. La sérendipité c’est l’art de faire des découvertes surprenante et précieuses mais surtout l’art de trouver nos angles morts, ce que nous ne cherchions pas car nous n’y pensions pas. Pourquoi la compétence de sérendipité, plutôt que la résilience, doit être prise au sérieux par temps incertains ? Ce sera l’objet d’une carte postale à venir 😉 Pour conclure, le nombre 42, en tant que « réponse universelle », nous rappelle l’importance de la recherche de sens tout en soulignant le principe même de la vie : imprévisible. En changeant de questions et de logique, nous pouvons nous aventurer dans des territoires fascinants qui nous rapprochent peut-être plus de la vraie réponse sur notre existence, notre contribution positive et notre place dans le Vivant…et le Vibrant. Pour en savoir plus sur les KCCIs, les « enjeux de vie » d’un client…et la pensée magique/logique, c’est par là 👇 2023 ©wonderloop Marianne Dekeyser est depuis plus de 20 ans au service du « penser et faire autrement » conférences, workshops stratégiques et formations avec des Comités de Direction et managers. Son constat ? Il faut aller au-delà du penser autrement et faire autrement » si nous voulons créer un monde radicalement positif et enthousiasmant pour tous.Quand tous les imaginaires et les business modèles liés sont à réinventer, Wonderloop© est la méthode stratégique radicalement différente pour réinventer demain sans penser comme hier : de la page blanche jusqu’au business modèle régénérateur. 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Comment le ciel sera bleu cet été ?

Comment le ciel sera bleu cet été ? Imagination Créatrice, Réinventer 17 juillet 2023 Pour cette cinquième carte stratégique estivale, nous nous intéressons au cyanomètre et à ses 53 nuances de bleu ou comment stimuler la « vraie » imagination  La tendance actuelle consiste plutôt à vous proposer une liste de livre pour les vacances (Wonderloop© vous prépare sa recommandation décalée ;-). Aujourd’hui nous vous invitons à emporter un objet en vacances et nous vous recommandons…le cyanomètre ou comment découvrir 53 nuances de bleu. Le cyanomètre, un nom enchanteur, pour désigner un instrument scientifique utilisé pour mesurer le bleu du ciel. Il s’agit d’un nuancier destiné à l’évaluation de l’intensité de la couleur du ciel bleu. Il est attribué à Horace-Bénédict de Saussure et Alexander von Humboldt. Le cyanomètre se compose d’une carte circulaire avec 53 nuances de bleu, allant du blanc au bleu foncé. La carte est tendue vers le ciel et l’observateur sélectionne la teinte qui correspond le mieux à la couleur du ciel. La mesure qui en résulte fournit une indication qualitative de la quantité d’humidité et de poussière dans l’atmosphère.Le cyanomètre, en révélant les nuances changeantes du ciel, suscite des questions auxquelles nous n’avions peut-être pas pensé auparavant et surtout nous invite à penser « nuancé ».Voici quelques-unes des interrogations possibles, des plus scientifiques au plus poétiques : Quelles sont les influences et les facteurs qui déterminent la couleur du ciel à différents moments de la journée ? Comment la composition de l’atmosphère, y compris la présence de particules et de gaz, influence-t-elle la teinte du ciel ? Les changements climatiques ont-ils une influence sur la couleur du ciel à long terme, et si oui, de quelle manière Existe-t-il des relations entre la couleur du ciel et notre bien-être émotionnel ou mental, et si oui, comment pouvons-nous les exploiter pour améliorer notre qualité de vie ? Comment l’utilisation du cyanomètre peut-elle contribuer à la sensibilisation à l’environnement et à la prise de conscience des problèmes liés à la pollution atmosphérique et aux changements climatiques ? Quelles sont les possibilités artistiques et créatives offertes par l’interprétation et la représentation des différentes teintes de bleu mesurées par le cyanomètre ? Retrouve-t-on l’IKB de Klein ou le bleu de Prusse ?  Nous gardons Michel Pastoureau pour la fin et son histoire passionnante du « bleu« , l’histoire d’un complet retournement : s’il est aujourd’hui notre couleur préférée, le Bleu était fortement déprisé par les Grecs et les Romains, qui l’associait aux barbares. Pour une femme, avoir les yeux bleus était même signe de peu de vertu ! Comment une couleur bascule-t-elle du négatif au positif ? Ce merveilleux basculement ne sera-t-il pas l’un des grands enjeux de la Rentrée (passer du négatif au positif ou des stratégies de survie aux stratégies d’envie), pour y répondre nous vous recommandons tout simplement d’entrer dans le Bleu avec le poème de Zéno Bianu en hommage au Bleu Klein : Un jour tu es entré dans le bleucomme on pénètre dans la vraie vietu es entré dans le bleutu as fait le pari de l’immensitéet ce fut comme un sésameun passage sur l’autre versant du miroirce ciel qui emplissait toutla respiration des galaxiesla cadence des universle souffle magnétique de la Grande Ourseun jour tu es entré dans le bleupour n’en plus jamais revenirce bleu ardent électriqueinvulnérabletu t’es plongé dans un bain d’indigoau centre de l’horizonpour voir tout en bleuligne de cielligne de coeurpour te faire la bellela belle bleueavec tes pinceaux vivantsl’intensité l’intensité l’intensitépour devenir bleu d’émotiondécouvrir ce lâcher de ballons bleusau fond du cœurce saut dans la poésieoù la création recommenceà chaque instantoù l’éternité a la grâce des funambulesune énergie capable de forcer la pesanteurune vie vouée au judo du bleuune fête de l’infinipour les marcheurs d’aurores Cet été remettons du Bleu dans notre imagination ! A partir de la Rentrée, retrouvez notre chronique « la Terre est bleue comme une orange », d’ici là  A suivre … la semaine prochaine 2023 ©wonderloop Marianne Dekeyser est depuis plus de 20 ans au service du « penser et faire autrement » conférences, workshops stratégiques et formations avec des Comités de Direction et managers. Son constat ? Il faut aller au-delà du penser autrement et faire autrement » si nous voulons créer un monde radicalement positif et enthousiasmant pour tous.Quand tous les imaginaires et les business modèles liés sont à réinventer, Wonderloop© est la méthode stratégique radicalement différente pour réinventer demain sans penser comme hier : de la page blanche jusqu’au business modèle régénérateur. Tous les workshops sont coanimés avec des experts ! Pour en savoir plus, découvrez nos conférences et autres workshops ! C’est par là

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Régénération

Régénération mais de quoi parle-t-on ? Réinventer, Stratégies régénératives 9 juillet 2023 Pour cette quatrième carte stratégique estivale, nous nous intéressons à la régénération et à sa promesse d’un avenir meilleur pour tous. Nous concluons en vous invitant à passer de l’autre côté du miroir…et à découvrir les 5Ps de la régénération stratégique  Le programme en trois étapes : 1/ La régénération : un principe vital, des vacances aux nouveaux modèles économiques 2/ Les angles morts des approches régénératives appliquées aux modèles économiques 3/ Régénérer c’est changer les règles du « je » et du « jeu » : changer de posture et de logique. 1/ Un principe vital : des vacances aux nouveaux modèles économiques Pour celles ou ceux qui partiront en vacances, vous régénérer sera certainement l’un de vos objectifs : vous ressourcer physiquement, mentalement et émotionnellement pour « recharger les batteries » et retrouver votre énergie vitale. La régénération est ce processus naturel et magique qui permet aux organismes de se réparer, de se renouveler et il révèle la remarquable adaptabilité et résilience des organismes vivants. Des exemples célèbres de régénération dans le monde animal incluent la capacité des lézards à faire repousser leur queue ou celle des étoiles de mer à régénérer un membre perdu. Face aux « Grand Challenges – pour les Anglosaxons – ou Grands Défis – en français, le principe de régénération devient une source d’inspiration et une voie à suivre pour une « adaptation transformatrice », selon le dernier rapport du Haut Conseil pour le Climat « Acter l’urgence  : « Alors que la France est particulièrement exposée aux conséquences du réchauffement climatique, l’adaptation doit passer du mode réactif prévalent aujourd’hui pour changer d’échelle et devenir transformatrice […] » Le rapport ne parle pas de régénération mais surtout de Grande Division « les rythmes de baisse des émissions sur la période récente sont insuffisants dans tous les secteurs pour atteindre les objectifs du « Fit for 55* » ou « Paré pour 55 » d’ici 2030 » (55 correspond à l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 55% au moins en 2030). Pour parvenir à l’objectif de « 55 », le document invite à plus d’audace notamment dans les pratiques de sobriété mises en œuvre, dans les investissements et exhorte tous les acteurs à emprunter des voies « transformatrices ». En creux, le rapport explique que ce qui a été fait jusqu’à présent (stratégies de responsabilité sociétale et économique, investissements…) n’est pas à la hauteur des enjeux. De façon complémentaire à la « Grande Division » (comptable), le principe de régénération appliqué aux modèles d’entreprises et économiques offre la promesse de cette « voie transformatrice ». En effet, la régénération va au-delà de la durabilité car, comme le fait le Vivant, elle ne se contente pas de maintenir un équilibre ou de préserver l’état actuel des choses, mais cherche à restaurer, revitaliser et renouveler les systèmes, qu’ils soient écologiques, économiques ou sociaux (ou systèmes socio-écologiques). En résumé, quand la durabilité se concentre sur la minimisation des impacts négatifs, la régénération vise à générer des impacts positifs nets et à favoriser une croissance bénéfique pour tous à long terme, en se mettant au service de la vie. Pour synthétiser, voici un extrait visuel du Webinaire « Business Modèles régénérateurs » de janvier 2023 dans lequel nous reprenions la désormais célèbre « courbe » de Daniel Wahl  A ce point de notre réflexion, nous pourrions envisager la « régénération » comme une nouvelle méthode plus audacieuse à appliquer, un nouveau « canvas » à remplir. La difficulté avec la régénération ne tient pas tant à la définition qu’à la compréhension de son processus et à sa mise en œuvre concrète. C’est la raison pour quelle nous avons d’abord demandé à quelqu’un qui pouvait nous expliquer la régénération comme si on avait 7 ans, c’est-à-dire, simplement et avec une touche de fantaisie et d’imagination (nous vous laissons deviner l’auteur) : « Imaginez un monde merveilleux où les êtres vivants ont la capacité extraordinaire de se renouveler, tels des phénix renaissant de leurs propres cendres. Dans cet univers enchanté, la régénération est un prodige naturel, une danse éternelle de transformation et de renouveau. C’est comme si notre corps avait un pouvoir secret, un peu comme le lapin d’Alice qui disparaît dans son terrier pour réapparaître ailleurs. La régénération est cette capacité magique qu’ont certaines créatures, de se renouveler, de se réinventer. Lorsqu’un être vivant subit des blessures ou des altérations, son essence intérieure se rallume, comme une flamme qui se réveille, réparant les dommages et ravivant la vitalité. C’est un processus mystérieux, où les cellules et les énergies se réorganisent avec une grâce magique, permettant à la vie de s’épanouir sans fin. Les anciennes formes laissent place à de nouvelles, comme les pétales d’une fleur qui se déploient avec une beauté inouïe. Pensez au papillon qui, après être sorti de sa chrysalide, devient une toute nouvelle créature, avec des ailes chatoyantes et des couleurs éclatantes. C’est un peu comme si le papillon avait une seconde chance, une nouvelle vie où il peut explorer le monde avec une beauté renouvelée. De la même manière, nous, les êtres humains, avons aussi cette merveilleuse capacité de régénération. Notre corps et notre esprit ont la faculté de se guérir, de se renouveler après une blessure ou une épreuve. Comme un puzzle complexe, nous pouvons reconstruire les pièces manquantes et retrouver notre intégrité. La régénération, dans ce monde féerique, est le joyau ultime de la nature, symbole de la résilience infinie et de la perpétuelle métamorphose des êtres vivants. Elle englobe aussi notre capacité à grandir, à évoluer et à nous transformer en de meilleures versions de nous-mêmes. Comme le personnage d’Alice qui traverse le pays des merveilles et découvre de nouveaux aspects de sa personnalité, la régénération nous permet d’explorer nos propres potentialités cachées. La régénération est comme une potion magique qui nous permet de nous réinventer, de nous redécouvrir et de continuer notre voyage à travers la vie avec une nouvelle vitalité. Il suffit de croire en la magie de la régénération et de laisser notre imagination nous guider vers de nouveaux horizons. » D’après Lewis Carroll & ChatGPT Ce détour par le

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Beau travail !

Beau travail ! Réinventer 3 juillet 2023 #Réinventer #Travail #SENS #pertinence #résonance Pour cette troisième carte stratégique estivale, nous nous demandons comment redonner du sens au travail et c’est l’opportunité de parler de deux livres récents et de découvrir la boussole stratégique de Wonderloop©  Le programme en trois étapes : 1/ Le Beau ou l’intelligence sensible pour sauver le sens dans les organisations ? 2/Les trois critères de Coutrot et Perez où le Beau est intégré dans l’Utile et l’Ethique 3/Les 4 métavaleurs de Wonderloop© pour réinventer le travail  en Beau, Bon, Juste et Utile 1/ Le Beau, ou l’intelligence sensible, pour sauver le sens dans les organisations ? Beau travail c’est peut-être ce que votre manager vous dira avant de partir en vacances pour vous signifier sa reconnaissance du travail bien fait. Ce « jugement de beauté » comme l’appelle le psychanalyste Christophe Dejours, spécialisé dans la psychodynamique du travail, nourrit la fierté du travail bien fait et la reconnaissance de la qualité de travail : « Le jugement de beauté porte sur la conformité du travail accompli avec les règles de l’art et les règles de métier. Il ne peut être proféré que par des gens qui connaissent le métier comme celui-là dont le travail est soumis à l’épreuve de jugement : le jugement de beauté est porté par les pairs et il s’énonce dans le lexique de la beauté : beau travail, jolie façon, bel ouvrage, démonstration élégante, etc. Le jugement des pairs est à la fois le plus précis, le plus subtil, le plus sévère et le plus précieux. Au-delà de l’épreuve de beauté référant à la conformité, il y a un deuxième volet du jugement qui peut parfois être formulé, mais il suppose que préalablement le travail à évaluer ait bénéficié d’un jugement de conformité satisfaisant. Ce deuxième volet du jugement porte sur le  « style » du travail qui confère à son auteur l’originalité par rapport à ses collègues. Christophe Dejours : « La psychodynamique du travail face à l’évaluation : de la critique à la proposition – 2011 » Ce jugement d’appréciation constitue un facteur essentiel du sens au travail car il a un impact majeur sur l’identité, continue Dejours :« En effet, lorsqu’un travailleur bénéficie du jugement de beauté proféré par les pairs, il devient, de droit ou de fait, membre d’une communauté d’appartenance, d’une équipe, d’un collectif de travail, voire d’un métier. C’est un « vrai » artisan-menuisier, c’est un « vrai » pilote de chasse, c’est un « vrai » chercheur reconnu par la communauté des chercheurs, c’est un « vrai » vigneron reconnu par les autres vignerons et, lorsqu’il bénéficie, de surcroît, du jugement d’originalité, il obtient la reconnaissance d’une distinction par rapport aux autres, donnée précisément par les autres. » Le Beau serait gage de vrai, vraie expertise, vrai savoir-faire, vrai travailleur. Ce lien « englobant » du Beau s’inspire directement de la définition donnée par Platon dans la longue histoire de l’éthique des vertus : « le beau est associé au vrai et au bien comme une des idées les plus élevées ».  Ce regard « englobant » de l’esthétique sur les organisations et leur fonctionnement n’est pas nouveau d’Antonio Strati, en passant par Steven de Groot ou des philosophes comme Simone Weil ; le sujet alimente toujours de nombreuses recherches. Même Maslow (évoqué la semaine passée) l’avait envisagé dans sa théorie des besoins mais cette dimension a été un peu oubliée avec le temps comme le rappelle la revue Gestion. L’article reprend en effet certaines recherches de la psychothérapeute Hazel Skelsey publiées en 2014 dans British Psychological Society « Maslow’s Hierarchy of Needs – the sixth level » :« Au-delà des besoins physiologiques, de sécurité, d’appartenance, d’estime et de réalisation de soi, Maslow aborde deux autres catégories de besoins. D’abord le désir d’apprendre et de comprendre, qui se caractérise par un besoin de liberté d’enquête et d’expression. Un peu plus tard, il ajoutera le désir esthétique, par la recherche de beauté, de créativité, d’harmonie, etc. Il est remarquable que dès le milieu du XXe Maslow ait identifié ces besoins dans le milieu du travail[…] Ces deux étages sont d’utilité publique ! Ils vont vous permettre de justifier l’importance de l’apprentissage, ou de la qualité du cadre de travail pour des usagers… qu’ils soient des employés ou des clients. » Qu’on l’aborde sous le prisme de l’esthétique, de l’harmonie, comme source d’inspiration ou de stimulant, le Beau dans le travail est un facteur-clé pour trouver du sens en renforçant notre satisfaction personnelle et notre sentiment d’accomplissement, alors pourquoi le Beau est-il absent de la grande majorité des réflexions stratégiques ? C’est la croisade de Jean-Philippe Bouilloud qu’il détaille dans son  dernier livre Pouvoir faire un beau travail. Une revendication professionnelle, Erès – mars 2023. L’auteur invite les entreprises à se saisir du sujet de la beauté : « La préoccupation esthétique doit aussi être un impératif éthique (ce que Paul Audi appelle également « esth’éthique »), une catégorie morale pleinement reconnue, car elle concerne chacun dans l’univers du travail. »  Le Beau est pour Jean-Philippe Bouilloud « un droit moral » et l’auteur s’emploie à comprendre comment les catégories de l’esthétique se déploient dans notre rapport à nos activités, comment s’établissent nos conceptions esthétiques du travail ou des « jugements de beauté ». Pour mieux comprendre l’impact du Beau sur le sens, Bouilloud nous fait passer de l’autre côté du miroir pour regarder son incarnation : le geste ou le beau geste au cœur de notre pratique professionnelle. Il met ainsi l’emphase sur le monde de l’artisan, lieu par excellence du Beau geste. Son analyse rentre pleinement en résonance avec ce que Matthew B. Crawford dans « Éloge du carburateur : Essai sur le sens et la valeur du travail (2016) » avait déjà exploré en soulignant l’importance du geste comme épanouissement personnel et compréhension du monde. « Un ébéniste qui caresse une pièce de bois pour en apprécier le fini et la régularité du grain ; une infirmière qui regarde avec contentement le plateau où elle a disposé dans l’ordre les instruments qui seront nécessaires au chirurgien ; un maçon de campagne qui cherche à «

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Comment être au diapason du monde

COmment ÊTRE AU DIAPASON DU MONDE ? Stratégies régénératives 26 juin 2023 #Stratégies+ #Résonance Pour cette deuxième carte stratégique estivale, nous partons explorer le concept de résonance. Quand des voix proposent de rendre la Transition Ecologique et Sociale plus désirable, nous préférons la résonance. Pour mieux comprendre, suivez le fil rouge en 8 étapes pour passer de la désirabilité à la résonance : L’insoutenable légèreté de l’être ou deux visions du bonheur Le choix est-il aussi simple entre les deux ? La logique de nos choix illogiques La Transition Ecologique et Sociale une idée « neuve » comme les autres ? Que faire ? Rendre la transition écologique et sociale plus désirable ? Le problème avec la désirabilité appliquée à la Transition Ecologique et Sociale La résonance comme alternative à la désirabilité Quelques questions stratégiques posées par la résonance 1/ L’insoutenable légèreté de l’être Vous souvenez-vous du livre « L’Insoutenable Légèreté de l’être » de Milan Kundera paru en 1984 ? Ce livre explore les thèmes de l’amour, de la liberté et de la condition humaine dans le contexte du Printemps de Prague en Tchécoslovaquie (1968) en suivant les vies de quatre personnages : Tomas, Tereza, Sabina et Franz.Kundera examine au travers de leurs histoires entremêlées la notion de légèreté et de poids dans la vie, suggérant que la légèreté est caractérisée par l’absence d’engagement, la poursuite de nos désirs, tandis que le poids résulte des liens émotionnels et des responsabilités.Kundera expose cette logique paradoxale qui nous fait naviguer, chacun, entre deux pôles opposés : la légèreté et la responsabilité. Le livre est une invite à réfléchir à cette dynamique complexe inhérente à l’existence humaine, à notre vision du bonheur et aux choix qui donnent un sens à notre vie.L’auteur met en lumière deux visions du bonheur qui font depuis longtemps débat et qui sont au cœur des enjeux actuels : quelle vision du bonheur pour demain, l’hédonisme ou l’eudémonisme ?L’hédonisme ou « légèreté » correspond à la perspective qui place le plaisir et la satisfaction des désirs au centre de la recherche du bonheur. Selon cette approche, le bien-être est obtenu en maximisant les plaisirs et en minimisant les douleurs. L’hédonisme met l’accent sur la gratification immédiate et les plaisirs sensoriels. L’eudémonisme, en revanche, considère que le bonheur et le bien-être sont atteints grâce à la réalisation de notre plein potentiel en tant qu’êtres humains. La vie épanouissante et satisfaisante est réalisée en cultivant des vertus, en vivant en accord avec nos valeurs et en réalisant des objectifs significatifs. L’eudémonisme met l’accent sur le développement personnel, l’épanouissement moral et la recherche du sens dans la vie, une sorte de bonheur durable, qu’Aristote appelait également la Vie bonne. 2/ Le choix est-il aussi simple entre les deux ? ou pouvons-nous vivre sans légèreté, sans « frivolité », sans désirs parfois irrationnels et apparemment inutiles ? Deux prix Nobel en sciences économiques, Herbert Simon d’une part, et Daniel Kahneman d’autre part nous ont démontré de façon complémentaire les limites intrinsèques de notre rationalité. Leurs travaux ont contribué à remettre en question l’idée reçue selon laquelle les individus sont des décideurs parfaitement rationnels. Leurs recherches ayant déjà donné lieu à pléthore d’analyses, nous résumerons l’essentiel. Pour Simon, les limites cognitives, les contraintes de temps et d’information (impossibilité de disposer de toute l’information nécessaire) influencent la façon dont les individus prennent des décisions et la rationalité de celles-ci ; quand Kahneman précise comment nos processus de pensée sont sujets à des erreurs systématiques, notamment des biais de jugement et des raccourcis simplificateurs. 3/ La logique de nos décisions illogiques Si nos décisions étaient purement logiques, certaines informations devraient déclencher logiquement certaines actions ou nouvelles façons de penser : quand on vous dit, avec chiffres à l’appui, qu’il faut faire du sport pour être en meilleure santé, que donner de votre temps peut aider d’autres personnes ou qu’adopter une consommation plus vertueuse peut sauver la planète, vous le feriez. Mais notre cerveau ne fonctionne pas systématiquement de façon logique et encore moins avec les idées (radicalement) neuves qui impliquent généralement un changement de point de vue, de comportement, de consommation ou autres. Le cerveau n’aime pas le nouveau et, son corollaire, le risque et la perte associés à cette idée neuve. Pourtant, « reste encore le malentendu que pour capter l’attention de nos interlocuteurs, nous pensons qu’il faut affiner au maximum nos faits, chiffres et argumentation, éléments qui parlent à notre esprit rationnel. Or les messages sont en fait interceptés par notre cerveau reptilien, bien plus basique, qui en élimine 90%. C’est cette fracture entre un message élaboré par le cerveau analytique d’un côté et reçu dans les premiers instants par le cerveau reptilien, de l’autre, qui rend le partage d’une idée neuve difficile. De plus notre capacité de traitement de l’information et de mémorisation est limitée (cf. Simon et Kahneman ci-dessus) : même les 10% qui parviennent à notre néocortex (lieu d’analyse) subissent des distorsions d’analyse.(« Ces idées qui collent » Chip et Dan Heath – 2016) Sans adopter l’idée neuve immédiatement, nous pourrions avoir envie d’en savoir plus, de développer nos connaissances. La curiosité fait en effet partie de nos caractéristiques intrinsèques comme formulé par Aristote et confirmé par de nombreuses études sur les processus cognitifs : “Tous les hommes ont un désir naturel de savoir qui les pousse vers une quête ». George Loewenstein, chercheur en économie comportementale, de la Carnegie-Mellon forge en 1984 la théorie de l’écart informationnel qui permet de comprendre pourquoi nous ne faisons preuve d’aucune curiosité sur certains sujets pourtant essentiels. Sa théorie affirme que la curiosité naît lorsque nous ressentons un déficit « entre ce que nous savons et ce que nous voulons savoir ».En d’autres termes, lorsque nous disposons d’une partie de l’information à portée de vue, mais que nous identifions une lacune quant à ce qu’il pourrait y avoir d’autre. Cette lacune, aux yeux de votre cerveau, doit être résolue. C’est donc cette lacune, cette incertitude, qui motive la curiosité du cerveau. La curiosité agit pour combler

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CARTES POSTALES STRATÉGIQUES D’ÉTÉ​

Cartes postales stratégiques d’été Stratégies régénératives 19 juin 2023 #Stratégies+#Résonance #Pertinence #Régénération Nous démarrons notre série stratégique d’été ! Quand tous les imaginaires et les business modèles liés sont à réinventer, Wonderloop© propose une autre voie celle de penser grand et d’agir grand pour créer un futur radicalement positif et enthousiasmant pour tous. Nous voilà donc partis pour une virevolte épistolaire des plus singulières. Armés d’une plume enchantée et de cartes postales soigneusement sélectionnées, nous nous attèlerons cet été à créer des connexions stratégiques inédites entre les thèmes de résonance, pertinence et régénération stratégiques. Pourquoi ce trio stratégique ? Patience ! Vous le saurez très bientôt. Wonderloop© est une méthode stratégique pour réinventer le jeu des possibles dans un monde incertain, qui vous embarque joyeusement dans un élan stratégique créateur, de la page blanche jusqu’au (business) modèle régénérateur. En attendant, découvrez votre profil d’explorateur stratégique et les workshops Wonderloop liés !

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